agriculture intensive

Zoom sur l’agriculture intensive

Un système de production agricole est qualifié comme intensive lorsqu’on a recours à une utilisation massive d’intrants pour maximiser la production. Pour ceci, les agriculteurs utilisent les moyens matériels et humains et surtout les engrais chimiques, les pesticides, les fongicides et les herbicides. L’agriculture intensive est présentée comme une solution pour mettre fin à la crise alimentaire, car ce qui est impressionnant, c’est que la productivité est optimale sur une petite surface champêtre. Dans ce dossier, nous allons vous apprendre plus sur ce système de production agricole.

Ne pas confondre « agriculture intensive » et « agriculture extensive »

Ce sont deux termes très proches qu’on peut parfois avoir tendance à les confondre, pourtant ils sont bien opposés. On parle d’agriculture intensive lorsqu’il y a concentration des moyens et/ou des facteurs de production et ce, sur une petite superficie. Elle peut toucher tant bien l’agriculture moderne que l’agriculture traditionnelle. Le but de cette pratique est d’augmenter le rendement ou la productivité des cultures.

L’agriculture extensive, quant à elle, réduit les facteurs de production par unité de surface. On peut alors avoir une plus grande surface d’exploitation, mais on utilise peu d’intrants et elle est moins mécanisée comparée à une agriculture intensive sur la même zone. Il est une évidence que l’agriculture extensive est plus respectueuse envers l’environnement, car elle a moins recours aux engrais et aux pesticides. Toutefois, les rendements restent relativement faibles.

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La pratique de l’agriculture intensive

Comme nous l’avons déjà mentionné ci-dessus, l’agriculture intensive peut toucher tant bien le système agricole moderne que le système agricole traditionnel. Dans la méthode traditionnelle, c’est la main-d’œuvre humaine qui est concentrée, mais là, encore côté coût, elle est relativement faible, ce qui explique la grande productivité. Pour le modèle chinois, par exemple, on constate l’importance de la main d’œuvre déployée au sein des exploitations. Il ne se limite pas à la main d’œuvre pour cette agriculture intensive, on a également l’utilisation intensive du fumier ainsi que le recours massif à l’irrigation.

Du côté de l’agriculture moderne, l’optimisation du rendement se caractérise par l’intervention des équipements modernes. Les pratiquants de l’agriculture intensive ont recours au machinisme agricole, aux robots de traite, au matériel d’irrigation et de drainage des sols, aux outils pour la culture sous serre et la culture hors-sol. Ils ne lésinent pas non plus sur les agrofournitures : ils utilisent des semences, des engrais de synthèse ou des amendements et des produits de traitement des cultures.

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Les avantages de l’agriculture intensive

Aujourd’hui, l’agriculture intensive est pointée du doigt comme non respectueuse envers l’environnement. Ce point cache directement tous ses avantages, pourtant, elle est bien avantageuse à plusieurs niveaux. Sur le plan agronomique, par exemple, elle offre une production agricole en quantité et en qualité. Pour la France en particulier, l’agriculture intensive a permis au système agricole de passer de deux à dix tonnes par hectare en termes de rendement. On peut donc lier à celle-ci la lutte contre la faim dans le monde. On ne le voit pas toujours de ce point de vue, mais l’agriculture intensive peut aussi éviter la perte de la fertilité naturelle du sol.

Si on se penche sur l’écologie, l’agriculture intensive peut participer à la couverture végétale et à la reconstitution de l’écosystème. En effet, dans cette pratique, les surfaces cultivées sont réduites, ce qui laisse place aux forêts. Sur le plan économique, elle est bénéfique pour le producteur, car elle va accroître ses revenus avec l’augmentation de la production.

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Les inconvénients de l’agriculture intensive

Ce mode de production agricole offre un rendement plus important, mais beaucoup d’agriculteurs n’en sont pas convaincus. Elle est pratiquée dans des conditions qui ne sont pas toujours favorables à l’environnement.

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L’agriculture intensive se traduit par une utilisation intensive des fertilisations. Cette utilisation intensive peut aller jusqu’à des centaines de kilos de fertilisations par hectare par an. Pour les Etats-Unis, par exemple, elle est 257 kg par hectare pour la culture de maïs. Ces fertilisants comme les autres substances chimiques et organiques qu’on utilise en agriculture intensive peuvent polluer les eaux en s’infiltrant dans les sols. Ils suivent les cours d’eau et peuvent atteindre les nappes phréatiques, les cours d’eau souterrains et les rivières. Vous pouvez vous rassurer que ce ne sont pas des eaux polluées qui arrivent à votre robinet. En effet, les eaux passent par un traitement, mais il y a toujours une trace de ces substances chimiques et organiques. Si aujourd’hui, on n’a que des traces, ces éléments vont augmenter, le traitement sera plus compliqué et la santé des humains sera en péril.

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Ce mode d’agriculture a aussi des impacts négatifs sur le plan social. On le constate plus du côté de l’agriculture intensive moderne. L’utilisation du machinisme agricole fait que de nombreux petits travailleurs perdent leur travail. Pour que l’agriculture intensive soit respectueuse envers la population et envers l’environnement, il est tout à fait possible de revoir certains éléments de ce mode de production. On peut toujours avoir recours à l’usage des produits phytosanitaires, mais on devrait l’utiliser de manière raisonnable. Il est également possible d’intégrer les traitements biologiques et de bannir les traitements chimiques.

Il faudra comprendre que l’agriculture intensive ne permet pas toujours d’avoir un rendement maximisé avec la concentration des moyens. Pour ceci, il faut aussi considérer la qualité des sols et les conditions climatiques.

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