Tracteur agricole : quelle est sa vitesse maximale autorisée sur route ?

Same Explorer 90 II : avis, qualités et défauts


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Présentation du SAME Explorer 90 II

Le SAME Explorer 90 II est un tracteur utilitaire de la gamme Explorer, très présent sur le marché de l’occasion. Selon les fiches techniques et bases de données, sa période de production est généralement située entre 1989 et 1998, avec une commercialisation parfois indiquée plus longue (jusqu’au début des années 2000) selon les pays et les stocks.

Il est apprécié pour les travaux agricoles mixtes (chargeur, fenaison, transport, outils portés), grâce à une mécanique relativement simple et une puissance autour de 90 ch. Selon les versions, il existe en 2 roues motrices (2RM) ou 4 roues motrices (4RM/DT), et avec plusieurs configurations de transmission (jusqu’à 40+40 rapports sur certaines variantes).


Fiche technique (données indicatives)

Les valeurs exactes varient selon la version (2RM/4RM, boîte, pont avant, équipements). Le tableau ci-dessous vous donne les ordres de grandeur les plus courants pour un Explorer 90 II.

Élément Valeur (selon versions)
Puissance env. 87 à 90 ch (? 65 kW) à 2 500 tr/min
Moteur 4 cylindres diesel turbo, env. 4,0 L (type souvent référencé SAME 1000.4 AT)
Couple env. 300–315 Nm à bas régime (valeur indicative)
Transmission 20+20 ou jusqu’à 40+40 selon boîte/option (inverseur, gammes, rapports sous charge selon configurations)
Vitesse maxi souvent 30 km/h sur certaines versions, jusqu’à 40 km/h sur versions les plus rapides
Prise de force (PTO) 540/1000 tr/min (certaines fiches mentionnent aussi 750 tr/min selon version)
Relevage arrière capacité annoncée autour de 3 450 kg (selon montage/bras/pression)
Poids ? 3,1 t (2RM) à ? 3,4 t (4RM), hors lest et équipements

Variantes et points à bien distinguer avant achat

Sur les annonces, les dénominations peuvent prêter à confusion. Avant de comparer les prix, vérifiez précisément :

  • Explorer 90 vs Explorer 90 II : le « II » correspond à une évolution de génération/équipement selon marchés (cabine, finitions, transmissions, détails hydrauliques).
  • DT / 4WD / 4RM : présence du pont avant moteur (souvent très recherchée en chargeur et au champ).
  • Turbo : le 90 II est généralement référencé en turbo diesel ; certaines annonces mélangent les appellations (vérifiez la plaque moteur et la fiche d’entretien).
  • Boîte 30 ou 40 km/h : toutes les versions ne se valent pas en transport, et la différence influe sur la valeur.
  • Cabine / arceau : niveau de confort et d’insonorisation très variable (et impact direct sur l’usage quotidien).

Consommation, confort et comportement au travail

Consommation réelle (à nuancer)

On lit souvent que l’Explorer 90 II a une « très faible consommation ». En pratique, la consommation dépend surtout de l’outil, du régime moteur, de l’état d’entretien (filtration, injecteurs), et de la transmission. Sur un tracteur de cette génération, une consommation jugée « raisonnable » est fréquente si vous travaillez au bon régime et avec un moteur en forme, mais il faut rester prudent avec les promesses trop générales issues d’annonces.

Maniabilité et visibilité

Ce modèle est généralement considéré comme maniable, ce qui le rend agréable en cour de ferme et avec des outils portés. La visibilité est souvent appréciée, notamment avec certaines cabines équipées d’un toit vitré, intéressant pour un chargeur frontal. Si vous travaillez beaucoup au chargeur, vérifiez aussi :

  • l’état du train avant (jeu, fuites, pivots),
  • le freinage (effort et équilibre),
  • l’embrayage (endurance en manœuvres répétées).

Tenue au champ et lestage

Comme beaucoup de tracteurs polyvalents, l’équilibre peut devenir limite avec certains outils ou un chargeur frontal : un lestage avant (et parfois arrière selon configuration) est souvent nécessaire pour conserver direction, stabilité et motricité, tout en préservant les pneus et les organes mécaniques.

Problèmes connus et pannes fréquentes (points de vigilance)

Les retours d’expérience sur ce type de tracteur mettent en avant une mécanique globalement durable, mais avec des pannes possibles — souvent liées à l’âge, à l’entretien irrégulier, ou à l’utilisation intensive au chargeur. Lors d’un achat d’occasion, surveillez particulièrement :

  • Transmission / inverseur : craquements, vitesses qui sautent, synchros fatigués, difficulté à passer certaines gammes.
  • Embrayage : patinage en charge, garde anormale, odeur de brûlé après travail au chargeur.
  • Hydraulique : relevage qui tremble, qui descend moteur coupé, distributeurs qui fuient, pompe bruyante.
  • Direction et pont avant (4RM) : jeux, fuites, soufflets, bruits en braquage, cardans fatigués.
  • Système électrique : démarrages capricieux, alternateur, faisceaux vieillissants, contacteurs.
  • Freinage : efficacité irrégulière, déséquilibre, pédales dures ou spongieuses.

Guide d’inspection avant achat (occasion)

Pour limiter les mauvaises surprises, voici une méthode simple et efficace à suivre lors de la visite :

1) Contrôles à l’arrêt (à froid si possible)

  • Vérifiez les fuites (moteur, ponts, boîtes, hydraulique) et l’état général (soufflets, durites, faisceaux).
  • Contrôlez les niveaux et l’aspect des huiles (mayonnaise = suspicion d’eau, odeur de brûlé = surchauffe/embrayage/boîte).
  • Examinez l’usure des pneus et la cohérence avant/arrière en 4RM (mauvais appairage = contraintes mécaniques).

2) Démarrage et essai dynamique

  • Démarrage à froid : le moteur doit partir sans fumées anormales persistantes.
  • Essai de toutes les vitesses, gammes et marche arrière : pas de craquement excessif, pas de vitesse qui saute.
  • Test freinage (en sécurité) et direction : pas de dérive, pas de bruits anormaux en braquant.

3) Hydraulique et prise de force

  • Relevage : montée/descente régulière, maintien de position (testez moteur coupé quelques minutes).
  • Distributeurs : branchez si possible un outil (ou testez au levier) pour vérifier la progressivité.
  • PTO : enclenchement franc, pas de bruits inhabituels, arrêt correct.

Pièces et entretien : disponibilité et budgets à anticiper

La disponibilité des pièces est généralement correcte via les réseaux spécialisés et l’adaptable, mais les coûts peuvent varier fortement selon que vous achetez en origine, en adaptable ou en occasion reconditionnée. Les postes qui pèsent le plus souvent sur le budget, selon l’état du tracteur, sont :

  • embrayage (pièces + main-d’œuvre),
  • réfection hydraulique (pompe, joints, distributeurs),
  • pont avant 4RM (jeux, roulements, joints, cardans),
  • pneumatiques (souvent un gros billet sur un 90 ch).

Avant achat, demandez l’historique : factures, vidanges (moteur/boîte/ponts), filtres, interventions sur embrayage et hydraulique.

Prix d’occasion et valeur de revente (tendances)

Le prix d’un SAME Explorer 90 II dépend surtout de l’état réel, du nombre d’heures (quand il est fiable), de la version (2RM vs 4RM, cabine, 40 km/h), des pneus et de l’équipement (chargeur, distributeurs, masses). Sur le marché, vous verrez souvent :

  • des exemplaires à remettre en état à prix attractif (mais attention aux travaux lourds),
  • des tracteurs prêts à travailler plus chers, surtout en 4RM avec chargeur propre.

Pour la revente, les points qui soutiennent le mieux la cote sont : 4RM en bon état, pneus corrects, entretien suivi et hydraulique saine.

Avis : qualités et défauts (synthèse)

Qualité du Same Explorer 90 II

Le Same Explorer 90 II est généralement apprécié pour sa maniabilité et sa mécanique plutôt simple. Beaucoup d’utilisateurs le jugent économique à l’usage si l’entretien est suivi et si le tracteur est utilisé dans sa plage de travail. La visibilité est un bon point, et le toit vitré (selon cabine) apporte un vrai plus avec un chargeur frontal pour garder la charge en vue. C’est un tracteur polyvalent, adapté aux travaux mixtes (cour, manutention, fenaison, outils portés) lorsqu’il est correctement réglé et bien équilibré.

défaut ou inconvénient du Same Explorer 90 II

Selon les versions, ce Same Explorer 90 II peut être limité en vitesse de transport : certaines configurations ne dépassent pas 30 km/h (d’autres vont jusqu’à 40 km/h). Sur des machines anciennes, des pannes “en tout genre” peuvent apparaître, le plus souvent liées à l’usure (électricité, fuites hydrauliques, embrayage, jeux de pont avant en 4RM). En utilisation avec chargeur ou outils lourds, il est souvent nécessaire de lester l’avant (et de vérifier l’équilibre global) pour conserver stabilité, direction et efficacité au travail.

 

FAQ

Quelles sont les années de fabrication du SAME Explorer 90 II, et comment éviter de confondre avec l’Explorer 90 ?

La période de production est le plus souvent donnée entre 1989 et 1998, avec une commercialisation parfois prolongée selon les pays. Pour ne pas mélanger les modèles, vérifiez la désignation exacte sur l’annonce et, si possible, sur la plaque : la mention Explorer 90 II correspond à une évolution (équipements, détails de cabine/finition et parfois configurations) par rapport à l’Explorer 90 « simple ».

Pour un usage au chargeur, vaut-il mieux viser une version 4 roues motrices ?

Oui, en pratique une version 4RM est souvent plus à l’aise en manutention (motricité, direction, stabilité), surtout sur sol gras ou en pente. Contrôlez toutefois attentivement l’état du pont avant (jeux, fuites, bruits), car c’est un poste coûteux sur un tracteur d’occasion, notamment si le chargeur frontal a été utilisé intensivement.

Quels contrôles faire en priorité lors de la visite d’un tracteur d’occasion de cette génération ?

Commencez par une inspection à froid : cherchez des fuites (moteur, boîte, ponts, hydraulique), vérifiez l’aspect des huiles et l’état des pneus. Ensuite, à l’essai, passez toutes les vitesses et testez freinage/direction pour détecter craquements, vitesses qui sautent ou dérive. Terminez par un test complet de l’hydraulique : relevage qui tient la position, distributeurs progressifs et prise de force fonctionnelle, car une hydraulique fatiguée peut rapidement faire grimper la facture.

La consommation de l’Explorer 90 II est-elle vraiment “faible” ?

Elle peut être jugée raisonnable, mais cela dépend surtout de l’outil, du régime utilisé et de l’entretien (filtration, injecteurs, réglages). Sur un tracteur ancien, les écarts sont importants d’un exemplaire à l’autre : une consommation annoncée comme “très faible” doit donc être relativisée et confrontée à un essai en conditions proches de votre usage.

Qu’est-ce qui fait le plus varier le prix sur le marché de l’occasion ?

La valeur dépend d’abord de l’état réel (mécanique, pneus, fuites), puis de la version (2RM/4RM, cabine, vitesse de route) et des équipements (chargeur, masses, distributeurs). Un entretien documenté et une transmission/hydraulique saines pèsent souvent plus que le nombre d’heures affiché, surtout si ce dernier n’est pas totalement vérifiable.

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