Les rosiers sont des plantes magnifiques qui embellissent nos jardins avec leurs fleurs colorées et…
Boutures de rosiers : quand et comment les réussir
Bouturer un rosier permet d’obtenir un nouveau pied à partir d’un morceau de tige, génétiquement identique au rosier “mère” (sauf variétés greffées : voir plus bas). Le bouturage se réussit particulièrement bien avec des tiges semi-aoûtées (ni trop tendres, ni trop ligneuses), prélevées sur une pousse de l’année, idéalement juste après la floraison.
Pourquoi bouturer des rosiers ?

Le bouturage est une technique courante qui permet de préserver et reproduire une variété de plante. Grâce à cela, vous pourrez partager à des proches ou choisir de l’installer dans une autre partie du jardin.
Au jardin, on adore le rosier : il offre une floraison généreuse et s’adapte à de nombreuses situations (rosier en pot, grimpant, roseraie…). La bonne nouvelle, c’est qu’il se multiplie assez facilement par bouture, à condition de respecter quelques règles simples : choisir la bonne tige, faire des coupes propres, utiliser un substrat drainant et maintenir une humidité régulière.
À savoir : de nombreux rosiers vendus dans le commerce sont greffés. En bouturant, vous obtiendrez un rosier sur ses propres racines (et non greffé). Cela fonctionne très bien, mais le comportement peut différer : vigueur parfois moindre au départ, mais meilleure capacité à repartir après un gel selon les cas.
Enfin, certaines catégories sont souvent plus faciles à bouturer : rosiers anciens, botaniques, polyanthas, couvre-sols et beaucoup de grimpants. Les hybrides modernes très “sophistiqués” peuvent être un peu plus capricieux.
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Quand faire des boutures de rosiers ?

La meilleure période (et pourquoi)
La période la plus fiable correspond au moment où les tiges de l’année sont semi-aoûtées : elles ont commencé à durcir mais restent encore souples. En pratique, cela se situe le plus souvent de fin juillet/août à septembre (parfois octobre dans les régions douces).
Calendrier indicatif selon votre climat
- Climat frais / montagne / nord-est : privilégiez août à début septembre (ensuite le froid arrive vite).
- Climat océanique : août à octobre est souvent très favorable (humidité ambiante utile).
- Climat méditerranéen : bouturez plutôt septembre à octobre (évitez les grosses chaleurs estivales qui dessèchent).
- Culture en intérieur / mini-serre : possible presque toute l’année, mais les meilleurs résultats restent obtenus avec des tiges semi-aoûtées de fin d’été.
En septembre :
Couper des rameaux latéraux de l’année ayant fleuri récemment (défleuris) ou n’ayant pas fleuri, de 10 à 15 cm de longueur (15–20 cm est également très courant et pratique).
Tailler la base à 5 mm sous une feuille (sous un nœud) et retirer l’extrémité trop tendre au-dessus d’une feuille, réduire à 1 à 2 feuilles (ou 2 folioles) et supprimer les autres.
Installer les boutures sous châssis, en les enterrant environ des deux tiers de leur hauteur.
Les laisser à l’abri tout l’hiver en les protégeant si besoin du froid avec des paillassons. La température dans le châssis ne doit pas descendre en dessous de 5 °C (idéalement, maintenez une zone hors gel).
Bouture de rosier en pleine terre au printemps :
Installer les boutures qui présentent des signes de reprise (les bourgeons grossissent, apparition de petites feuilles, résistance nette quand vous tirez très doucement) à leur emplacement définitif. Des variantes sont possibles pour faciliter la reprise.
Après le prélèvement, tremper la base des boutures dans une poudre d’hormones, puis les planter. Ou alors supprimer toutes les feuilles et planter les boutures la tête en bas pendant 2 ou 3 semaines avant de les remettre dans le bon sens. Ainsi, la coupe sèche à l’air et ne pourrit pas ensuite, et la sève qui est descendue favorise l’émission de racines.
Note pratique : cette technique “tête en bas” existe, mais pour débuter, il est souvent plus simple (et tout aussi efficace) de faire une bouture classique dans un substrat léger, à l’étouffée, en surveillant l’humidité.
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Bouturer les rosiers : comment procéder ?

Pour réussir à bouturer un rosier, il est nécessaire d’avoir des matériels en procédant les étapes suivantes.
Le matériel nécessaire pour bouturer un rosier :
- un sécateur propre et désinfecté
- un pot (de préférence percé)
- du terreau spécial bouture (ou terreau semis/boutures)
- une hormone de bouture (facultatif)
- un arrosoir
- une cloche en plastique ou serre (ou un sac plastique transparent)
Protocole ultra simple (spécial débutants)
- Prélevez une tige semi-aoûtée de 15–20 cm, défleurie, saine.
- Gardez 1 à 2 feuilles en haut, retirez le reste.
- Plantez dans un mélange terreau + sable/perlite, humide mais non détrempé.
- Couvrez (mini-serre/sac/cloche), placez à la lumière sans soleil direct.
- Aérez 2–3 minutes tous les 2 jours et gardez le substrat légèrement humide.
Voici comment procéder :
Etape 1
Choisissez une belle tige de votre rosier, droite et saine, ayant poussé durant l’année. Elle doit comporter au moins 3 yeux (renflements sur la tige d’où sortiront les nouvelles pousses) et 1 bourgeon naissant (un petit point vert à l’aisselle d’une feuille).
Etape 2
Coupez la tige en biais juste au-dessus du premier groupe de feuilles, avec un angle d’environ 45°. La coupe doit être nette et propre, sans écraser la tige.
Astuce : faites une coupe droite en haut (au-dessus d’un œil) et une coupe en biseau en bas (sous un nœud). Cela vous évite de planter la bouture à l’envers et améliore la cicatrisation.
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Etape 3
Conservez seulement la partie centrale de la tige (environ 15 cm), en supprimant la tête trop tendre et la base trop ligneuse. Vous pouvez couper plusieurs boutures à partir d’une même tige, en veillant à ce qu’elles aient toutes au moins 3 yeux (idéalement 3 à 5 nœuds).
Etape 4
Retirez toutes les feuilles de la tige, sauf une à deux du haut. Coupez aussi les épines de la partie inférieure de la tige, qui sera en contact avec le sol.
Option recommandée : réduisez de moitié les grandes feuilles restantes (si elles sont très développées) afin de limiter la transpiration.
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Etape 5
Plongez les boutures dans le verre d’eau jusqu’à ce que vous soyez prêt à les planter.
Important : cette étape sert surtout à éviter que la base ne se dessèche si vous préparez plusieurs boutures. Pour l’enracinement, la méthode la plus fiable reste la plantation dans un substrat léger (voir tableau comparatif plus bas).
Etape 6 (fortement conseillée) : plantation et mise à l’étouffée
- Remplissez un pot d’un mélange 2/3 terreau boutures + 1/3 sable ou perlite.
- Faites un trou avec un crayon, puis insérez la bouture (sans “racler” l’hormone si vous en utilisez).
- Enterrez 2/3 de la tige en gardant au moins 1 nœud hors du substrat.
- Tassez légèrement et arrosez pour mettre en contact le substrat avec la tige.
- Couvrez avec une cloche/mini-serre/sac transparent (sans contact direct avec les feuilles si possible).
Comparatif des méthodes : laquelle choisir ?

| Méthode | Pour quels rosiers ? | Avantages | Inconvénients / risques | Niveau |
|---|---|---|---|---|
| Bouture en terre (pot) + mini-serre | La plupart des rosiers (buissons, grimpants, anciens, couvre-sols) | Meilleur équilibre humidité/oxygène, enracinement généralement le plus fiable | Risque de pourriture si substrat trop humide ou si vous n’aérez jamais | Facile |
| Bouture en pleine terre | Régions à automne doux, sol léger et bien drainé | Moins de manutention, racines s’adaptent directement au sol | Plus exposé au dessèchement, aux limaces, au froid/humidité hivernale | Moyen |
| Bouture à l’étouffée (sac plastique/cloche) | Très utile pour les rosiers un peu difficiles ou en intérieur | Humidité stable, limite la déshydratation | Condensation = champignons si pas d’aération | Facile |
| Bouture dans l’eau | Plutôt pour “tester”, résultats variables selon variétés | On voit les racines apparaître | Racines “d’eau” fragiles, reprise parfois difficile au rempotage, risque de pourriture | Facile mais aléatoire |
Hormone de bouturage : utile ou non ? (et alternatives)
L’hormone de bouturage (IBA/ANA selon produits) peut augmenter la régularité de la reprise, surtout sur certaines variétés modernes. Ce n’est pas obligatoire : de nombreux rosiers s’enracinent très bien sans.
- Sans hormone : souvent suffisant si la tige est bien choisie (semi-aoûtée) et si l’humidité est bien gérée.
- Avec hormone : intéressant si vous avez peu de boutures (vous voulez sécuriser) ou si vous bouturez une variété “difficile”.
- Alternatives “maison” : elles peuvent aider mais restent moins constantes qu’une hormone dédiée. Le plus important demeure le substrat drainant et la mini-serre.
Comment entretenir les boutures de rosiers ?

Pour entretenir les boutures de rosiers, il vous faut :
- Un endroit lumineux sans soleil direct, à l’abri du vent
- De l’eau pour arroser régulièrement les pots
- Éventuellement des produits naturels en cas de parasites (mais évitez les traitements “préventifs” inutiles)
Pour procéder, il faut :
- Placez les pots dans un endroit lumineux, sans soleil brûlant. Une véranda non surchauffée, une serre froide hors gel, ou un extérieur abrité conviennent très bien.
- Maintenez l’humidité : le substrat doit rester légèrement humide, jamais détrempé. Vérifiez en enfonçant un doigt sur 2 cm. En période chaude, il peut falloir arroser plus souvent qu’une fois par semaine.
- Aérez régulièrement (si cloche/sac) : 2–3 minutes tous les 2 jours, et plus si vous voyez beaucoup de condensation.
- Surveillez la pourriture : si la tige noircit à la base, retirez-la. Mieux vaut recommencer avec un substrat plus drainant et moins d’eau.
- Patientez : selon température et variété, l’enracinement peut prendre 3 à 8 semaines (parfois davantage en fin de saison).
Signes fiables que la bouture a réussi
- De nouvelles pousses apparaissent et tiennent dans le temps (pas seulement 3–4 jours).
- La bouture oppose une légère résistance si vous tirez très doucement.
- On observe des racines au fond du pot (si pot transparent ou en soulevant délicatement).
Erreurs fréquentes qui font échouer les boutures
- Prendre une tige trop tendre (elle se déshydrate) ou trop ligneuse (elle racine lentement).
- Laisser trop de feuilles : évaporation excessive, la bouture “pompe” et s’épuise.
- Substrat trop compact ou trop humide : asphyxie et pourriture.
- Soleil direct sous cloche : effet “four”, la bouture cuit.
- Oublier l’aération : moisissures et fonte.
Cas particuliers : type de rosier et taux de réussite
- Rosiers anciens / botaniques : souvent très bons candidats, bouturage généralement facile.
- Rosiers grimpants : bons résultats si vous prenez des tiges latérales semi-aoûtées, défleuries.
- Rosiers buissons modernes (hybrides) : variable ; l’hormone et la mini-serre peuvent améliorer la régularité.
- Rosiers miniatures : bouturage possible, mais attention au dessèchement (tiges fines).
Peut-on bouturer un rosier acheté en bouquet ?
C’est possible, mais souvent moins fiable. Les tiges de bouquet sont parfois trop “forcées”, déshydratées, ou traitées pour tenir en vase. Si vous essayez :
- Choisissez une tige encore bien ferme, non molle, avec des nœuds visibles.
- Coupez sous un nœud, retirez la fleur, gardez 1 feuille, et placez en pot à l’étouffée.
- Multipliez les essais : le taux de réussite est généralement faible et très variable.
Comment repiquer les boutures de rosiers ?
Une fois que les boutures de rosiers ont développé des racines suffisamment robustes, vous pouvez les repiquer dans des pots plus grands ou directement en pleine terre. Il vous faut :
- Des pots plus grands ou un emplacement ensoleillé au jardin
- Du terreau ou de la bonne terre de jardin
- De l’eau pour arroser les plants
Les étapes pour le procéder :
Etape 1 : Choisissez des pots plus grands ou un emplacement ensoleillé au jardin. Le sol doit être riche, frais et bien drainé. Évitez les endroits trop ventés ou trop humides.
Etape 2 : Démoulez délicatement les boutures de leurs pots d’origine, en prenant soin de ne pas abîmer les racines. Si vous avez mis plusieurs boutures dans un même pot, séparez-les avec précaution.
Etape 3 : Remplissez les nouveaux pots avec du terreau ou creusez des trous dans le sol du jardin.
Point important : sur un rosier bouturé, il n’y a pas de point de greffe. Plantez-le à la même profondeur que dans le pot (vous pouvez enterrer la base de 2–3 cm pour stabiliser, sans excès).
Etape 4 : Placez les boutures dans les nouveaux pots ou dans les trous et recouvrez-les de terreau ou de terre de jardin. Tassez bien le sol autour des tiges et arrosez généreusement.
Etape 5 : Continuez à arroser régulièrement les plants jusqu’à ce qu’ils soient bien établis. Attendez que la reprise soit nette avant d’apporter un engrais : au début, privilégiez un sol vivant et un arrosage régulier. Vous pouvez ensuite apporter un engrais spécial rosier au printemps (et éventuellement en début d’été) pour stimuler leur croissance et leur floraison.
Conseil après repiquage : la première année, supprimez une partie des boutons floraux si la plante est encore petite : cela favorise l’enracinement et la vigueur.
Lire aussi : Comment Fait-on des boutures de rosiers ?
FAQ
Quelle est la meilleure période pour multiplier un rosier par bouture ?
Visez la fin d’été, quand les tiges sont semi-aoûtées : en pratique, c’est souvent de fin juillet/août à septembre (voire octobre en climat doux). Adaptez selon votre région : plus tôt en zones froides, plus tard en zones chaudes, pour éviter le dessèchement et favoriser l’enracinement.
Comment choisir une tige qui a le plus de chances de reprendre ?
Prélevez une pousse de l’année, saine, plutôt défleurie, d’environ 15–20 cm, avec au moins 3 yeux. Gardez seulement 1 à 2 feuilles en haut pour limiter l’évaporation, et faites une coupe nette sous un nœud afin de stimuler l’émission de racines.
Faut-il absolument une hormone de bouturage pour réussir ?
Non : une hormone de bouturage peut améliorer la régularité (surtout sur certains rosiers modernes), mais beaucoup de variétés s’enracinent bien sans. Le plus important reste un substrat léger, une humidité stable et une mise à l’étouffée bien gérée (avec aération régulière).
Pourquoi mes boutures noircissent ou pourrissent, et comment l’éviter ?
La cause la plus fréquente est un excès d’eau ou un substrat trop compact : cela provoque pourriture et asphyxie. Utilisez un mélange drainant, arrosez sans détremper, et pensez à aérer sous cloche/sac ; évitez aussi le soleil direct qui “cuit” la bouture.
Peut-on bouturer une rose d’un bouquet acheté en magasin ?
Oui, c’est possible, mais le taux de réussite est souvent faible (tiges parfois déshydratées ou traitées). Choisissez une tige bien ferme avec des nœuds visibles, retirez la fleur, mettez en pot à l’étouffée, et faites plusieurs essais pour augmenter vos chances.




